Histoire érotique : le collègue de bureau qui reste tard

Il est dix-neuf heures dix et tu n’avais pas remarqué que l’étage s’était vidé.

Les néons du fond se sont éteints tout seuls, comme chaque soir à la même heure, et il ne reste que la lumière basse au-dessus de ton poste. Dehors il pleut. Tu entends le radiateur, le ventilateur de ta tour, et deux bureaux plus loin le cliquetis de sa souris.

Lui aussi est resté.

Ça fait sept mois que vous travaillez face à face. Sept mois que tu connais l’odeur de son café, la façon dont il remonte ses manches vers quinze heures, et cette veine sur son avant-bras droit que tu regardes plus souvent que son écran. Tu ne t’es jamais autorisée à aller plus loin que ça dans ta tête. Pas vraiment. Pas jusqu’au bout.

Ce soir tu es fatiguée, et la fatigue enlève les garde-fous un par un.

Tu ne travailles plus depuis dix minutes. Tu fais semblant. Tu relis la même ligne en attendant de savoir ce que tu attends.

Il repousse sa chaise. Le bruit te traverse.

Tu l’entends ranger ses affaires, enfiler sa veste, et tu sens ton ventre se serrer parce qu’il va partir et que tu vas rentrer chez toi comme tous les autres soirs. Tu gardes les yeux sur ton écran. Tes doigts ne bougent plus sur le clavier.

Il passe derrière toi.

Et il s’arrête.

Tu ne le vois pas, tu le sens. Sa main se pose sur le dossier de ta chaise, si près de ton épaule que la chaleur passe à travers ton chemisier. Il se penche vers ton écran et te demande quelque chose sur le dossier de demain. Tu n’écoutes pas un mot. Tu écoutes son souffle sur ta nuque, juste sous tes cheveux, là où ta peau est la plus fine.

Tu devrais répondre. Tu ne réponds pas.

Tu laisses le silence durer une seconde de trop. Celle qui n’est plus un hasard. Celle qui dit tout.

Il ne bouge pas non plus. Il reste penché, sa main sur le dossier, et tu comprends qu’il a compris.

Sens ce qui se passe dans ton ventre à cet instant précis. Cette chaleur basse qui descend, cette pression sourde entre tes cuisses, alors qu’il ne t’a même pas touchée. Tu es déjà en train de mouiller pour une main sur un dossier de chaise et un souffle dans ton cou.

Sa main quitte le dossier.

Elle se pose sur ton épaule, à plat, et tu retiens ta respiration. Elle descend le long de ton bras, lentement, sans appuyer, et tu suis sa progression avec une précision qui te surprend toi-même. Le pli du coude. L’avant-bras. Ton poignet, qu’il enveloppe une seconde.

Tu ne dis toujours rien. Tu as arrêté de faire semblant de lire.

Il fait pivoter ta chaise. Doucement, sans forcer, jusqu’à ce que tu sois face à lui.

Tu lèves les yeux. Il te regarde comme personne ne t’a regardée depuis longtemps, sans détour et sans excuse, et tu sens tes genoux s’écarter de quelques centimètres. À peine. Un mouvement que tu n’as pas décidé.

Il l’a vu. Tu sais qu’il l’a vu.

Il s’agenouille devant toi.

Ses mains se posent sur tes chevilles et remontent le long de tes mollets, par-dessus tes collants, jusqu’à tes genoux qu’il écarte encore un peu. Il prend son temps. À chaque centimètre il te laisse la place de dire non, de refermer les jambes, de te lever et de partir vers l’ascenseur.

Tu ne fais rien de tout ça.

Ses paumes glissent sous ta jupe, remontent le long de tes cuisses, et s’arrêtent. Il relève la tête vers toi. Il attend.

Tu comprends qu’il ne bougera pas tant que tu n’auras pas dit quelque chose. Que c’est toi qui tiens la suite. Et c’est exactement ce qui te fait le plus d’effet depuis le début : pas sa main, pas son souffle, mais le fait que tout dépende de ce que tu vas décider maintenant.

Tu es trempée. Tu le sens à travers le tissu, tu sais qu’il le sent aussi sous ses doigts.

Alors tu poses ta main sur sa nuque.

Tu ne dis rien, tu appuies. Et tu l’attires vers toi.

Le reste, tu peux l’écrire toi-même. Personne n’a besoin de te l’expliquer, ton corps sait déjà, et il est en train de te le dire pendant que tu lis.

Si tu ne veux pas t’arrêter là

Tu es exactement dans l’état qu’il faut. Pas en train d’y penser : en train de le sentir.

C’est le moment le plus favorable pour aller plus loin toute seule, parce que l’excitation est déjà installée. C’est même la condition que la plupart des femmes ne réunissent jamais quand elles essaient, et c’est pour ça que ça ne marche pas. Tout est détaillé dans le guide pour devenir une femme fontaine, depuis ce qu’il faut préparer avant jusqu’à l’instant exact où il ne faut surtout pas se retenir.

Et si tu préfères que quelqu’un s’en occupe à ta place, sans avoir rien à rendre en échange, c’est ce que je fais : un massage réservé aux femmes.

Si tu veux rester dans cet état, l’histoire suivante va plus loin : le massage qui la fait squirter.

Il y a aussi une version à écouter, les yeux fermés : mes audios érotiques.